La fièvre
Mister Louis Fine

Certes il est de bon ton, quand on a quarante ans,
De jouer les tombeurs ou les princes charmants,
De porter au plus haut sur les monts de vénus
Les couleurs de son vît, ses avis sur l’anus.
C’est comme ça !
Mon ami !
C’est la fièvre !

Salives inénarrables et trésors de romans,
Les infinies palabres, les désirs d’un moment
Ne coûtent que le temps et l’oreille qu’on leur prête.
Aux terrasses des cafés on vante ses conquêtes.
C’est comme ça !
Mon ami !
C’est la fièvre !

Sans souci, tu fais le tour du monde,
Sans ennui, tu tombes les Jocondes,
Et sans trêves,
Dans tes rêves,
C’est Viagra !
Le grand X !
C’est la fièvre !

Sans souci, tu fais le tour du monde,
Sans ennui, tu tombes les Jocondes,
Et sans trêves,
Dans tes rêves,
C’est Viagra !
Le grand X !
C’est la fièvre !

Tu fantasmes d’amours et de nuits érotiques
Blotti dans la moiteur de seins pornographiques,
Perdu dans la torpeur des ébats si lubriques,
Coincé entre deux cuisses tu fais ton Amérique.
C’est comme ça !
Mon ami !
C’est la fièvre !


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