| PHILMO,
né Philippe B. le 01 décembre 1960 en banlieue parisienne
sous le signe « agité du bocal » se révèle
d’emblée être un morveux insupportable et oblige ses parents
à émigrer en campagne pour tenter de calmer les nerfs de
cet énergumène. C’est au cours de ce déménagement
qu’il découvre les WHO, un disque sans doute oublié par un
membre de la famille lors du traditionnel réveillon de noël.
Nous sommes en avril 1969 et sa vie va changer. Terminées, les 45
tours de variété, fini le musette ! Un nouvel horizon sonore
vient de s’ouvrir. Les WHO, les DOORS, LED ZEPPELIN, bientôt YES
et d’autres sons étranges qu’on appelle jazz, rock’ n roll, bossa
nova, samba, country, progressif et cette chanson française des
BREL, VIAN, PIAF, BRASSENS… ah! Et aussi FRANK ZAPPA. C’est décidé,
il sera musicien, professionnel, amateur, qu’importe. A force de taper
sur tout les coussins de la maison à grand coup de piquet de tente
d’indien (noël encore), il finit par obtenir ce qu’il désir
: une batterie, un instrument qui l’occupera autant que les filles, jusqu’en
1976. Oh! Les filles, oh! Les filles! Planqué derrière une
batterie, elles ne vous voient guère. L’heure est venue de passer
à la guitare. Mais, dieux que c’est pénible de s’user les
doigts sur des trucs aussi tarte que « jeux interdits ». Heureusement,
il y a le blues et en point de mire, un autre instrument : la basse. Il
lui faudra attendre 1981 pour enfin pouvoir se payer le matériel
dont il rêve. Ouf! Les filles ne l’ont pas lâché.
C’est le début d’une époque formatrice, passionnante, souvent frustrante. Pendant près de vingt ans, les groupes vont se succéder. Expérience, allant de quelques jours à quelques mois. C’est souvent lassant, la musique jouée se résumant bien souvent à une succession d’accords. Pas d’arrangement, pas de désire d’écouter les autres, quelques virtuoses qui songent surtout à se regarder le nombril … Mais c’est dans l’un de ces groupuscules qu’il découvre le chant. ATA n’est rien d’autre qu’un de ces petits groupes qui tentent de trouver une audience sur Orléans mais ça musique qui oscille entre rock et jazz rebute les chanteurs. C’est ainsi que, profitant d’un micro ouvert devant lui, PHILMO (qui n’est alors que Philippe), basse en main tente ses premières vocalises. Encouragé par ces acolytes, il continuera. Bassiste, chanteur, la valse des groupes continue (ATA, ZARMA, ASPHODELE, LES FROUS, CRYSTAL, LES PERES COLATEURS, etc..). En 1994, il fonde NORD, groupe éphémère (moins d’un an) le trio sera repéré par les radios et télé locales et peut se vanter de mémorables premières parties. C’est la fin d’une époque. Pendant, près de cinq ans, il va jouer seul. Retour à la guitare sèche devant un public (très) clairsemé dans des cafés pas toujours accueillants. Le désir de retrouver un groupe au sein duquel il ne sera que « le chanteur » est vif mais il faut être patient. 2001. Le coup de téléphone tant espéré enfin. C’est LUCKY, et bientôt MISTER BRUN’S, PAT, FIFI, CHRIS. MISTER LOUIS FINE a besoin d’un chanteur, uniquement d’un chanteur. Finit la batterie, la guitare, la basse. PHILMO peut enfin se livrer tout entier à sa passion. |